tag:blogger.com,1999:blog-3986129925266320910.post-41369369144817553772007-12-22T21:02:00.000+01:002007-12-22T21:06:09.422+01:00L' Algérie sollicite l'expertise des entreprises françaises pour la gestion des déchetsL'Algérie connaît un un véritable problème avec la gestion des déchets, notamment les déchets hospitaliers qui sont, à l'heure actuelle, traités comme les déchets ménagers malgré les risques énormes de pollution. Les incinérateurs fonctionnent comme des brûleurs et dégagent des fumées toxiques.<br /><br />Suite à l'appel du président Bouteflika une rencontre a été organisée par le ministère de l' Aménagement du Territoire, de l' Environnement et du Tourisme, Matet-Ubifrance (agence française pour le développement international des entreprises) et la mission économique de l'ambassade de France en Algérie, à l'hôtel El Djazaïr à Alger, entre une vingtaine d'entreprises françaises et des entreprises algériennes à propos du marché algérien de la gestion des déchets.<br /><br />Les entreprises françaises, qui disposent d'une solide expertise en matière de gestion des déchets ménagers, industriel et hospitaliers, souhaitent conclurent des partenariats avec des entreprises algériennes du secteur de l'environnement afin de les faire profiter de leur expérience.<br /><br />Dans le domaine de la santé, où l' Algérie ne possède aucune structure répondant aux normes internationales exigées en matière de traitement de différents déchets et de leur évacuation, la société Ac'Sees apporte ses compétences afin de gérer les DASRI (déchets d'activité de soins à risque infectieux). Le projet, qui a débuté en 2005 prévoit, entre autres, le tri des déchets à la source.<br /><br />Le Dr Touhant Jalel, praticien inspecteur et membre du groupe du travail Task Force, a expliqué : «<span style="font-style: italic;">Il y a la filière noire, déchets assimilables aux ordures ménagers (Daom), la filière jaune, déchets d’activité de soins à risque infectieux (Dasri), la filière rouge, déchets chimiques et toxiques (DCT), et enfin la filière verte, déchets anatomiques.</span>» Le schéma directeur à mettre en place pour parfaire la gestion des déchets hospitaliers passe par la formation des personnels des hôpitaux. «<span style="font-style: italic;">A vrai dire, rien ne garantit que l’infirmier a séparé les déchets, chacun dans sa filière en raison de la non-organisation de cette activité. Il ne s’agit pas seulement d’une question d’équipement, mais de la formation de tout le personnel</span>», a-t-il enchaîné avant d’ajouter: «<span style="font-style: italic;">Notre objectif est de concrétiser ce projet au niveau de toutes les infrastructures hospitalières à travers le territoire national, d’ici à 2009. Ceci va du tri au traitement des déchets en passant par le stockage.</span>»<br /><br />C'est là que les entreprises françaises interviennent, proposant des incinérateurs et des banaliseurs. Stéphane Heddesheimer, vice-président de Suez Environnement, a déclaré: «<span style="font-style: italic;">En tant que professionnel, nous souhaitons que l’Etat algérien lance un appel d’offres pour mieux gérer les déchets. Car nous sommes prêts à mettre notre savoir-faire au service du secteur sanitaire algérien.</span>»<br /><br />Il a renchéri en évoquant le problème des décharges existantes en Algérie qui polluent car elles ne sont pas conçues pour la protection de l'environnement. A ce propos, les autorités algériennes ont décidé de créer de nouvelles décharges répondant aux normes internationales. Ce à quoi Stéphane Heddesheimer a répondu : « <span style="font-style: italic;">cela est de notre ressort</span> ».<br /><br />Parmi les entreprises françaises présentes à la réunion se trouvaient Ac'Sees, Ati, Berim, Brgn, Burgeap, Ecodacs, Faun, G Environnement, Girus, Inertam, Maguin, Suez, Plastic Omnium, Recupyl, Sogreah, Solencho, Sterigerms, Tredi et Veolia, toutes spécialisées dans le traitement des déchets, ménagers, activités à risques infectieux, activités de soins assimilables aux ordures ménagères, déchets industriels dangereux et déchets industriels non dangereux.<br /> <br />La rencontre a permis aux entreprises françaises d'approfondir les attentes des entreprises algériennes.Christophe Casalegnohttp://www.blogger.com/profile/01345069748276826788noreply@blogger.com