lundi 27 août 2007

L’Algérie prépare son dossier d’adhésion à l’OMC

A en croire le ministre du Commer-ce, El Hachemi Djaâboub, le dernier round de négociation est pour bientôt. Ainsi, faut-il dire que l’Algérie est à la phase finale de ce processus qui a accusé un énorme retard ? « L’Algérie devrait soumettre, prochainement, sa dernière offre des tarifs douaniers à l’OMC, qui devrait lui permettre de sceller ses négociations avec au moins les six grands membres de cette organisation », avait indiqué, samedi dernier, M.El Hachemi Djaâboub. Cette offre devrait être transmise à la chefferie du gouvernement. Une fois avalisées, les propositions de cette offre seront transmises à l’OMC. « Avec cette offre, nous espérons pouvoir décrocher la conclusion des négociations avec au moins six grands membres de l’OMC », avait soutenu M.Djaâboub. Le ministre a déclaré, à maintes reprises, que notre pays aurait d’excellents atouts en faveur d’une adhésion à l’OMC.

L’Algérie, d’après lui, « a accepté d’opérer plusieurs amendements et abrogations demandés par l’OMC », ce qui lui permettra d’« y accéder par la grande porte ». Notamment après l’amendement et la promulgation de dizaines de lois et règlements pour que les transactions entre l’Algérie et les pays étrangers soient « soumises aux règles internationales en vigueur ». D’ailleurs, la mesure annoncée concernant la suppression des taxes et de la TVA aux importateurs de la pomme de terre s’inscrit dans ce contexte. Le ministre, estimant que les négociations sont à un stade avancé, avait même prévu, à la faveur de ces atouts, une adhésion avant fin 2006. Cependant, ses prévisions ne se sont pas confirmées. D’ailleurs, le 10e round des négociations programmé dans un premier temps, en juillet 2006, puis en septembre 2006, a dû être reporté à maintes reprises. La délégation algérienne chargée des négociations n’arrive apparemment pas à convaincre les représentants de l’OMC sur les différentes réformes engagées par l’Algérie.

dimanche 26 août 2007

La Tunisie célèbre les femmes

Le président Zine El Abidine Ben Ali, félicitant l’Union nationale des femmes a incité à "la persévérance et à la vigilance (...) pour la victoire des valeurs de tolérance, de modération et de modernité face aux fléaux du repli sur soi et de la régression". "La femme est le symbole de la modernité, le dépositaire de l’authenticité", a-t-il écrit, souhaitant voir les femmes agir en "partenaire active pour tout ce qui concerne les affaires de la famille et de la société". Symbole d’ouverture, le football roi en Tunisie, s’est invité à la fête du 13 août par l’organisation d’un tournoi d’équipes féminines du Maroc, d’Egypte, d’Algérie et Tunisie.

La fête des femmes était à la Une des quotidiens et la radio nationale consacrait son émission phare du matin à des pionnières, dont Alia Menchari, commandant de bord exerçant depuis plus de vingt-cinq ans à Tunisair, où elles sont quinze femmes à piloter. "Selma, une femme libre", de l’écrivain français Gérard Cardonne (Le verger Editeur) était présenté à Tunis par l’auteur à l’occasion du 13 août et pour "jeter un pont entre le Maghreb et la France". Les femmes, qui forment plus de la moitié des dix millions d’habitants, ont massivement investi le marché du travail pour garantir leur autonomie et parer à la remise en question d’une émancipation de droit acquise sur un demi-siècle.

jeudi 23 août 2007

Made in Algeria

En tout état de cause, le Forum des chefs d’entreprise se dit disponible pour accompagner les pouvoirs publics dans la mise en œuvre des politiques adaptées. “Chacun de nous est interpellé et nous sommes prêts à nous associer au gouvernement pour voir ce qui peut être fait.” Il sera d’ailleurs demandé aux entreprises, du moins aux membres du forum, une contribution exceptionnelle en agissant sur leurs marges, afin d’amortir la hausse des prix.

Par ailleurs, le Forum de chefs d’entreprises compte relancer la compagne “consommer national” qu’il avait déjà lancée en 2002. L’initiative “Made in Algeria” vise à revaloriser la production locale et à relancer l’emploi. Les pouvoirs publics semblent, cette fois-ci, applaudir l’initiative. Si le choix de consommer est, en Algérie comme ailleurs, une affaire de qualité et de prix, la consommation de produits fabriqués localement favorise, en surplus, la défense et la promotion des emplois nationaux, ce qui participe à terme à l’accroissement du pouvoir d’achat de la population.

mercredi 22 août 2007

Atlas Blue de Royal Air Maroc se dit optimiste

Atlas Blue précise que la progression du nombre de passagers atteint 80% par rapport à l’exercice précédant. Le réseau de la compagnie Atlas Blue de Royal Air Maroc a connu un très fort développement se traduisant par une offre de 230 vols hebdomadaires desservant 30 destinations sur 8 pays européens : France, Espagne, Angleterre, Belgique, Italie, Suisse, Irlande et Pologne, rappelle-t-on.

La compagnie a également développé son réseau depuis les marchés émetteurs vers les principales destinations touristiques du Royaume, à savoir Marrakech, Agadir, Fès, Oujda et Nador. Atlas Blue de Royal Air Maroc, qui dispose actuellement de neuf (9) appareils (3 A321, 6 B737-400), a décidé de renforcer sa flotte avec un rythme d’acquisition de 2 nouveaux appareils par an.

mardi 21 août 2007

EasyJet mise sur Marrakech au Maroc

"J’ai toujours dit que des villes comme Marrakech au Maroc avaient un énorme potentiel. Certes pas pour des vols quotidiens, mais l’attrait est indéniable", soulignait Philippe Vignon, directeur commercial de EasyJet.

Le pas a été franchi. La ville de Marrakech au maroc sera desservie trois fois par semaine. Voilà une concurrence directe pour Atlas Blue, filiale à 100% de Royal Air Maroc, qui fut pionnière dans cette liaison. Car, à côté, EasyJet fait figure de géant : elle exploite 137 avions sur 332 lignes. « Première compagnie aérienne de l’Aéroport international de Genève-Cointrin, EasyJet se doit de proposer à ses passagers un éventail de destinations toujours renouvelé », estime Philippe Vignon, cité dans le communiqué de presse.

dimanche 19 août 2007

La hausse des prix en Algérie inquiète le FCE

L’augmentation généralisée des prix de beaucoup de produits de large consommation semble inquiéter tout le monde, y compris le patronat. Le Forum des chefs d’entreprise vient de saisir officiellement le Chef du gouvernement pour lui exprimer non seulement “sa préoccupation quant à la hausse des prix des matières premières et des produits de large consommation” en Algérie, mais aussi sa “disponibilité” à participer à toutes actions susceptibles d’endiguer cette pression inflationniste. “Nous avons proposé une réflexion globale à mettre en œuvre”, nous confie M. Réda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprise, joint par téléphone. Du côté du forum, on est conscient que dans une économie de marché, la marge de manœuvre pour agir directement sur les prix est très étroite. Les prix obéissent aux mécanismes du marché et à la loi de l’offre et de la demande. La théorie recommande à l’État de ne pas intervenir. “Pour autant, des parades sont possibles, et nous devons agir rapidement face au processus cumulatif de l’inflation qui touche de plus en plus de secteurs”, estime le président du Forum des chefs d’entreprise.

Le renchérissement des prix de l’ensemble de produits qui forment le panier de la ménagère érode lentement le pouvoir d’achat des Algériens. Et cette érosion risque de s’accentuer à l’approche de la rentrée sociale et scolaire qui, cette année, sera couplée avec le mois sacré du Ramadhan. D’où l’inquiétude du forum des chefs d’entreprise. La hausse des prix ne concerne pas seulement les produits de consommation alimentaire en Algérie, mais aussi les matières premières destinées à l’outil de production. “Nous ne devons pas rester passifs”, insiste M. Hamiani. Du coup, le Forum des chefs d’entreprise suggère un certain nombre de mesures à même de contenir cette inflation “importée”. “Il faut, en premier lieu, agir sur la parité du dinar”, propose-t-il. Les importateurs algériens, relève M. Hamiani, subissent aujourd’hui directement la décote du dollar face à l’euro, d’autant que 60% des importations proviennent de la zone euro et libellées donc en euro. En d’autres termes, le président du Forum des chefs d’entreprise estime qu’il faut renforcer plus la valeur de la monnaie nationale. La flambée de l’euro par rapport au dollar se traduit surtout par la hausse des prix sur le marché algérien, car la dépréciation du dinar par rapport à l’euro provoque la cherté des produits importés. Il se produit ainsi un phénomène d’inflation importée par le taux de change et, face à une telle situation, on ne doit pas rester passifs.

vendredi 17 août 2007

L’économie algérienne tarde à décoller

Il y a régression à la fois par rapport à 2005 et par rapport aux prévisions du gouvernement. Le programme d’investissements publics semble avoir de moins en moins d’effets positifs sur la croissance de l’économie algérienne même si la mauvaise performance de 2006 s’explique pour une grande part par la baisse, en termes réels, de la production du secteur des hydrocarbures. L’évolution de l’économie algérienne au cours de l’année 2006 a montré une nouvelle fois les faiblesses connues de l’économie et de sa croissance dans un contexte d’excédents record de la balance des paiements et des finances publiques : une industrie en panne, une croissance fortement dépendante de la demande publique, un secteur des hydrocarbures qui accroît fortement sa place dans l’économie et une agriculture soumise aux aléas climatiques.

La croissance demeure entraînée par la dépense publique. L’investissement des entreprises est le fait d’un nombre limité de secteurs, alors que la majorité d’entreprises bute sur des contraintes de l’accès au financement. L’excédent d’épargne nationale, sous forme de réserves de change, et la surliquidité des banques, dans un contexte de croissance extrêmement réduite des crédits à l’économie témoignent à l’évidence d’un problème d’efficacité de l’emploi des ressources financières actuelles. Les crédits à l’économie ont baissé de -5,5% en 2006 par rapport à 2005 (1 778 milliards de DA en 2005, 1 680 milliards de DA en 2006). Le taux d’épargne de l’économie algérienne est estimé 56,3% (un record) alors que le taux d’investissement n’est que de 31%. 25% du revenu du pays ne sont ni consommés ni investis. Il y a de très grandes insuffisances structurelles dans l’économie algérienne. Par rapport à 2005, l’année 2006 est caractérisée par un ralentissement des activités économiques. Elle s’est traduite par une augmentation substantielle des fermetures d’entreprises (taux de cessations d’activité : 35,5% pour les personnes morales et 4% pour les personnes physiques) et également par la baisse des créations (-11,8% pour les personnes morales et -1,4% pour les personnes physiques).

jeudi 16 août 2007

Le métro d’Alger opérationnel en septembre 2008

Chantier emblématique du développement des infrastructures de transport en Algérie, le projet du métro d’Alger commence, enfin, à voir le « bout du tunnel », et c’est le cas de le dire sans jeu de mots aucun. M.Abdelouahab Maza, directeur du département Systèmes de métro à l’EMA (Entreprise du métro d’Alger), qui gère tous les systèmes inhérents au transport souterrain sur rail, autrement dit le métro, a explicité, pour L’Expression les principales étapes de cette grande oeuvre. Il nous a présenté un tableau exhaustif du projet qui, pour quelques-uns, « traîne en longueur ». C’est là l’avis du simple citoyen algérois qui souffre le calvaire dans les transports publics et surtout privés, pour se rendre sur le lieu de son travail ou simplement pour vaquer à ses occupations quotidiennes.

« Ce calvaire prendra bientôt fin », rassure confiant, M.Maza, qui annonce la fin des travaux « normalement » à fin septembre 2008 et le début, à cette date, des essais dynamiques de trains. Il a aussi rappelé que le premier responsable du secteur, Mohamed Maghlaoui, suit de très près et au jour le jour l’évolution des travaux. Récemment, il a indiqué que les travaux de pose de la voie se poursuivent à un rythme soutenu de100m/jour. A cette vitesse, le projet sera fin prêt le jour J, à savoir en septembre 2008 comme planifié. La volonté politique existe, les moyens financiers aussi, a encore souligné M.Maza.

mardi 14 août 2007

La pomme de terre se fait rare en Algérie

Au-delà de la particularité d’une agriculture qui n’a pas encore développé toutes ses potentialités techniques, la pomme de terre fait peur comme autrefois le blé parce que sans doute les plats de l’immense majorité des Algériens ne sont guère variés. Cela dit, quand en 2005, la production de pomme de terre en Algérie avait atteint un seuil record en enregistrant un excédent de 500 000 tonnes, on s’était évertué à souligner les bienfaits de la politique tracée par le Plan national de développement agricole (PNDA) lancé en l’an 2000, est-ce à dire - au vu des résultats peu réjouissants obtenus cette année - qu’on a tiré des conclusions trop hâtives ?

Quoi qu’il en soit, pour expliquer la pénurie de pomme de terre en Algérie, les pouvoirs publics ont invoqué le dysfonctionnement qui a affecté l’approvisionnement en semences dont les plus grandes quantités nous viennent de l’étranger. La maladie du mildiou qui a détruit d’importantes récoltes a été aussi l’un des facteurs qui ont été avancés pour expliquer cette pénurie. Les producteurs partagent l’avis des pouvoirs publics concernant le problème des semences mais alors que les premiers situent la faille au niveau du délai de livraison, les seconds pointent plutôt un doigt accusateur sur des lobbys déterminés à tirer profit d’un créneau juteux estimé à 70 millions de dollars. Ce chiffre est la facture annuelle dont doit s’acquitter l’Algérie pour importer les semences.

lundi 13 août 2007

L’Algérie, gros importateur de produits alimentaires

En dépit d’un colossal programme national de développement de l’agriculture, l’Algérie peine à assurer sa sécurité alimentaire. Les récentes hausses des prix de la majorité des produits que forme le panier de la ménagère illustrent parfaitement cette faiblesse structurelle de l’agriculture algérienne. Au fil des ans, l’Algérie s’impose comme le principal importateur de denrées agroalimentaires du continent africain. Cette situation s’explique par un très faible taux de couverture de la consommation par la production nationale, soit pour les céréales et dérivés, pour les légumes secs, pour le lait, pour les viandes rouges, pour les huiles brutes et pratiquement nul pour le sucre roux et le café.

L’augmentation de la facture alimentaire de l’Algérie montre que les résultats du Plan national de développement agricole n’ont pas encore porté leurs fruits en termes de réduction de la dépendance alimentaire. Nous continuons à dépendre de l’étranger pour des produits de première nécessité : les céréales, le lait et les légumes secs. Tous les spécialistes s’accordent à dire que le secteur agricole algérien souffre d’un important déficit de savoir-faire et de formation. Les techniques de gestion et de culture, pratiquées par atavisme, demeurent très rudimentaires.

dimanche 12 août 2007

Les réformes en Tunisie saluées par le FMI

Pendant les deux ans passés, toujours selon le FMI, l’économie tunisienne a su résister à la flambée des prix d’hydrocarbures et d’autres matières premières importées, soutenant une croissance économique relativement forte tout en maintenant la stabilité macroéconomique. La croissance réelle du PIB est passée de 4% en 2005 à 5,4% en 2006, suite, entre autres, à un rebond dans la production agricole ; cette croissance du PIB pourrait atteindre environ 6% pour cette année 2007.

Les experts du FMI notent par ailleurs que le déficit de compte courant s’est élargi, mais la balance des paiements a enregistré un grand excédent, compte tenu des recettes des privatisations, lesquelles ont permis de réduire la dette extérieure totale de 65,4% du PIB en 2005 à 59,1% en 2006. Ils soulignent également que le défi majeur de la Tunisie est de créer assez d’emplois, notamment pour les nouveaux diplômés du supérieur dont le nombre ne cesse d’augmenter. En outre, le FMI indique que la Tunisie continue à être plus transparente en matière de données statistiques relatives à sa politique économique.

Arcelor Mittal Algérie vers la grève

La menace de grève intervient à quelques heures de la fin de l’ultimatum avant le dépôt d’un préavis de grève lancé par le syndicat à la direction générale. Du côté du siège du groupe indien de la sidérurgie mondiale basé à Londres, le problème posé en Algérie n’est pas dérangeant. C’est en tous les cas ce qu’a révélé un des membres du département de la communication du groupe leader mondial de l’acier, contacté par téléphone. La même source précise que les revendications avancées par les syndicalistes du complexe Arcelor Mittal Algérie de Annaba ne sont pas négligées, « elles sont prises en charge pour, après étude, trouver des solutions qui puissent satisfaire les deux parties ».

Cette déclaration est en quelque sorte un appel au calme à l’adresse des syndicalistes de l’entreprise à El Hadjar. En tentant de décrisper sa relation avec ces derniers, de réduire à peu le procès-verbal de désaccord signé par son représentant à Annaba, le 5 août, à l’issue d’une réunion de négociations, d’afficher un optimisme qui dégage les horizons pour une acceptation des revendications des travailleurs et de limiter la mission à Annaba de ses deux envoyés spéciaux à une simple cellule d’écoute, la direction générale du groupe cherche à se donner du temps. Il devrait lui être compté dès aujourd’hui avec le dépôt d’un préavis de grève, même si Willey Smith, le directeur des ressources humaines pour la zone Afrique/Asie et responsable des mines et des tuberies, un des deux envoyés spéciaux à Annaba, a affirmé être prêt à « s’impliquer personnellement » dans des négociations pour sortir le complexe Arcelor Mittal Algérie de Annaba de la crise.

samedi 11 août 2007

Les syndicats des ports d’Algérie refusent la privatisation

Des sources au fait du dossier indiquent que c’est le chef du gouvernement qui aurait instruit le ministre des Transports pour provoquer cette réunion. Une réunion si elle venait à se tenir aura pour principal ordre du jour la question de la concession au profit de Dubai Port World du terminal à conteneurs du port d’Alger. Il est à noter que cette réunion n’était pas prévue entre les deux parties. Il était plutôt question d’une rencontre entre les syndicalistes dockers et les responsables de la société émiratie. Ces derniers, en voulant rencontrer les animateurs de la coordination nationale des ports, veulent avancer d’autres propositions pour « rassurer les représentants des travailleurs ». Cette nouvelle donne intervient après que les syndicalistes eurent rejeté pour la seconde fois consécutive l’offre émiratie. En juin dernier et à l’occasion d’une réunion du conseil national de la coordination nationale des ports commerciaux d’Algérie, affiliée à la centrale syndicale UGTA, une résolution adoptée à la majorité des membres a rejeté « toute forme de concession et autres privatisation des ports dont celui d’Alger ».

Le syndicat avait pourtant précisé que « toute initiative doit faire participer le partenaire social, notamment celle qui engage l’avenir des travailleurs et celui de leur entreprise ». Pourquoi privatiser des filiales qui sont rentables ? s’est interrogé, à ce propos, le secrétaire général du syndicat d’entreprise du port d’Alger. Une structure portuaire considérée comme la plus importante du pays qui assure à elle seule près de 40% des échanges commerciaux maritimes. Du côté des pouvoirs publics, on s’attelle à mener cette opération avec « moins de dégât possible, d’où tout le temps pris pour cimenter les premières négociations avec la partie émiratie ». A ce propos, il est à signaler que l’avis d’appel d’offres international portant sur la gestion du port d’Alger avait été lancé en mars 2006. L’appel d’offres consiste à apporter, par le biais du partenaire étranger, « du savoir-faire et des équipements en matière de gestion et de management des infrastructures portuaires ».

vendredi 10 août 2007

Un ex-chef terroriste visé par un attentat

L’engin explosif a été placé sous sa voiture. Mustapha Kartali, qui avait accompli la prière à la mosquée Hamza, en plein centre de Larbaâ, se dirigeait à bord de sa voiture, une Clio classique, vers son jardin situé sur les hauteurs de Larbaâ. Mais après avoir parcouru près d’un kilomètre, à 5h10 la bombe a explosé. La déflagration entendue à des kilomètres à la ronde détruisit l’avant de la voiture et a causé de graves blessures à son propriétaire.

L’ex-chef terroriste a été transporté de toute urgence par des particuliers vers la polyclinique de la ville, avant d’être évacuée vers l’hôpital Zemirli d’El-Harrach. Placée en soins intensifs, Mustapha Kartali a repris conscience, mais a dû être amputée d’une jambe. A la suite de cet attentat, les habitants ne cachaient pas leurs inquiétudes. Un attentat qui leur rappelle les dures nuits de la décennie noire.

mercredi 8 août 2007

Le Maroc premier exportateur de haschich

Le Rif, Nord du Maroc, est une région magnifique faite de superbes montagnes vertes... Un paysage paradisiaque. De splendides cédraies à perte de vue... Seul détail troublant : en baissant les yeux, on se rend vite compte qu’il y a plus de chanvre que d’herbe. Le cannabis semble faire parti de l’écosystème, comme pour aider les populations rifaines à survivre, à améliorer leur quotidien et elles le cultivent au même titre que l’orge ou le maïs. Avec son parfum discret qui flotte dans l’atmosphère, cette plante à l’esthétique effilée fait partie du charme du Rif où elle est omniprésente. Malheureusement, les intérêts de l’utilisation du cannabis ont fait de la région une gigantesque usine de drogue à ciel ouvert gangrénée par la corruption et où une poignée de mafieux s’enrichissent sur le dos des habitants.

Des milliers d’hectares cultivés depuis des décennies, comme une tradition, avec au milieu des plantations les rustres maisons des cultivateurs, construites en forme de hangars pour stocker les productions locales. C’est dans ces hangars que commence le circuit infernal du trafic de drogue. Voilà à peu près comment ça se passe : chaque soir, des voitures chargées à bloc (jusqu’à 200 kilos de kif et de résine par voiture) prennent leur départ. Après quelques kilomètres, elles seront confrontées aux premiers barrages. Deux choix s’offrent alors à elles : payer un pot de vin, 200DH aux douaniers (environ 19 euros) ou contourner grossièrement la douane en empruntant de petites pistes dangereuses. Le barrage de Zoumi, extrêmement surveillé, représente le plus gros danger : une fois dépassé, la cargaison sera déposée dans d’autres hangars où le cannabis en poudre sera « pressé » puis coupé afin d’être distribué partout dans le pays. Tout cela s’effectue en toute illégalité, au vu et au su des autorités qui ferment les yeux face à un problème insolvable. Malgré l’importance du phénomène dans le pays, cultiver du cannabis au Maroc est formellement interdit par la loi et tout le monde pratique la politique de l’autruche.

mardi 7 août 2007

Air Algérie maintient ses prix vers la Tunisie

Les agents de voyages nationaux ont tendance à négocier les prix avec leurs correspondants (agences de voyages ou tour-opérateurs) dans les pays d’accueil ou directement avec la direction du lieu d’hébergement en vue d’offrir un meilleur service aux meilleurs prix. Ces négociations entre les deux parties aboutissent généralement à une réduction substantielle du coût des prestations. « N’était le prix élevé du billet d’avion d’Air Algérie, le séjour coûterait beaucoup moins cher », soutient notre interlocuteur. A titre indicatif et pour reprendre l’exemple cité plus haut, les prestations pour le séjour d’une semaine à Hammamet passent de 36 000 à 18 900 DA à partir de la dernière semaine du mois d’août.

« Avec un peu de bonne volonté de la part du transporteur aérien, en l’occurrence Air Algérie, le prix du même séjour descendrait à 33 000 DA », poursuit-il. Mais force est de constater que les séjours « bon marché » à l’étranger ne semblent pas intéresser les tour-opérateurs publics. Jugez-en. En fonction de la durée et les options choisies, un séjour d’une semaine dans un hôtel de catégorie quatre étoiles en demi-pension à Hammamet revient à 41 400 DA. Ce prix proposé par l’Office national algérien du tourisme (Onat) ne prend pas en compte le coût du billet d’avion qui oscille entre 25 000 et 30 000 DA. Même fourchette de prix chez Touring Voyage d’Algérie (TVA) où le client devra débourser 58 000 DA pour un séjour d’une semaine (8 jours et 7 nuits) en Tunisie dans un hôtel cinq étoiles, en all inclusive. Pour pratiquement les mêmes prestations, on est loin des prix réduits appliqués par les agences de voyages privées.

lundi 6 août 2007

L’optimisme des chefs d’entreprises algériens en baisse

C’est ce qui ressort du baromètre des chefs d’entreprise algériens publié dans leur dernière lettre d’information. “Cette nouvelle appréciation de l’évolution du climat des affaires est probablement liée aux élections législatives du mois de mai 2007 qui ont été caractérisées par un faible taux de participation”, explique le Forum des chefs d’entreprise. Les perspectives de la production en net recul, tout en restant dans la zone positive (l’indice a chuté de 43 points en avril à 33 points en mai) et l’accentuation de la mévente des produits fabriqués (l’indicateur de la hausse des stocks a progressé de 16 points en passant de -4 points en avril à 12 points en mai) sont les principaux facteurs explicatifs de la forte baisse de l’indice de confiance qui passe à -3 points en mai 2007, contre 8 points en avril 2007.

“Les chefs d’entreprise algériens qui ont répondu à l’enquête ont tous (100%) donné leurs appréciations sur l’utilisation des moyens de production de leurs entreprises”, précise le FCE. Ce qui ressort de l’examen de la répartition des réponses, c’est que pour près de la moitié des chefs d’entreprise (48%), les moyens de production de l’entreprise sont utilisés normalement, une proportion aussi importante (41%) est contrainte de limiter l’utilisation des moyens de production disponibles pour ne pas aggraver la situation de leurs stocks suite à la mévente de leurs produits. Par contre, seulement 11% sont amenés à surutiliser les moyens de production de leur entreprise pour répondre à la demande.

dimanche 5 août 2007

Attentat manqué au Maroc

Le kamikaze, qui serait âgé d’une trentaine d’années, a été hospitalisé et il est dans le coma, mais les autorités ont formulé l’espoir qu’il survivrait pour pouvoir donner des informations sur le complot. Selon l’agence marocaine MAP, la police est à la recherche de deux personnes soupçonnées d’être mêlées à la tentative d’attentat. Des habitants contactés par téléphone par Reuters ont déclaré que l’agresseur était un technicien du bureau des impôts de la ville, mais ils n’ont pas voulu dévoiler son nom. L’attentat s’est produit sur la place Sahat Lahdim, haut lieu touristique de la ville.

Cet attentat manqué intervient alors que la police antiterroriste a intensifié ses interventions contre les extrémistes islamistes au cours des six derniers mois, arrêtant des dizaines de suspects, dit-on de même source. "Cette campagne a mis les terroristes sur la défensive et a déstabilisé leurs complots, les poussant à commettre des actes de désespoir comme celui-ci", a avancé une troisième source. L’attentat manqué de Meknès, à 136 km au sud-ouest de Rabat, présente des similarités avec les attentats suicide de Casablanca, en mars et avril de cette année, au cours desquels sept kamikazes se sont fait exploser, tuant aussi un policier, ont indiqué des sources policières qui ont souhaité garder l’anonymat parce qu’elles ne sont pas habilitées à parler aux medias.

vendredi 3 août 2007

Rush Hour 3 surclasse Jason Bourne

Le film produit par New Line Cinema a ainsi remporté 50,2 millions de dollars (36,78 millions d’euros), selon les estimations du studio, assez pour repousser le film "La Vengeance dans la peau", qui était en tête de classement la semaine dernière, au deuxième rang, avec 33,7 millions de dollars (24,69 millions d’euros)."Rush Hour 3" n’a cependant pas fait aussi bien que son prédécesseur "Rush Hour 2", qui avait rapporté 67,4 millions de dollars (49,17 millions d’euros) lorsqu’il sortit en 2001.

"La Vengeance dans la peau" a dépassé la barre des 100 millions de dollars (73,26 millions d’euros) lors de sa deuxième semaine de projection dans les cinémas. Et avec "Les Simpsons - le film" venant en troisième position avec 11,1 millions de dollars (8,13 millions d’euros), pour un total de trois semaines à 152 millions de dollars (111,36 millions d’euros), Hollywood pourrait connaître son premier été à 4 milliards de dollars (2,93 milliards d’euros).

jeudi 2 août 2007

Trois militaires assassinés en Algérie

Un attentat meurtrier a ciblé, avant-hier en fin d’après-midi, une patrouille pédestre de l’armée dans la commune de Beni Zmenzer, une localité située à une dizaine de kilomètres seulement au sud du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou dans le nord de l’Algérie. Cet acte terroriste a fait état de trois militaires tués et quatre autres blessés parmi les éléments de l’ANP, en vaste opération de ratissage dans les environs. Il s’agit, selon nos sources, de l’explosion de deux bombes de fabrication artisanale au passage des soldats de l’ANP au niveau du lieudit Iguelfane. La déflagration des deux engins explosifs a eu lieu à environ une heure d’intervalle.

La première bombe n’a fait que deux blessés, ajoutent nos sources qui soulignent, en outre, que la seconde déflagration a été meurtrière, elle a coûté la vie à trois militaires qui auraient succombé sur place, tandis que les quatre blessés ont été évacués vers le CHU Nédir-Mohamed, où ils sont toujours en observation médicale, mais, apprend-on auprès d’une source hospitalière, leurs jours sont hors de danger. Il convient de souligner que le groupe militaire visé par cet attentat a été déployé la veille sur la périphérie de la forêt d’Amjoudh afin, justement, de renforcer les troupes déjà en opération de recherche dans les lieux, depuis jeudi dernier.

mercredi 1 août 2007

Mouloud Hamrouche aux commandes du FFS ?

L’option Mouloud Hamrouche semble la plus probable pour remplacer Aït Ahmed en proie à la maladie. Dans ce sens, des formulaires ont été distribués aux militants du parti les invitant à donner leur avis sur l’ancien chef de gouvernement, Mouloud Hamrouche, ses positions et ses capacités. La précision sur cette dernière question confirmerait ainsi que des changements à la tête du parti sont en vue.

Les mêmes sources avancent que l’ancien chef de gouvernement accompagnera le charismatique président du FFS Hocine Aït Ahmed lors de sa tournée à travers l’Algérie, programmée pour le début du mois prochain. Les mêmes sources affirment que les deux hommes historiques se rendront ensemble à Ifri Ouzellaguen qui a abrité le Congrès de la Soummam, le 20 Août 1956, pour assister aux festivités célébrant l’événement. Aussi, pour convaincre Mouloud Hamrouche d’être à la tête du FFS, Hocine Aït Ahmed l’aurait invité à assister et même à participer activement au prochain congrès du parti qui aura lieu les 5, 6 et 7 septembre prochain à Zéralda.