mercredi 25 juillet 2007

L’Algérie et la France suppriment les visas pour les diplomates

La ratification d’une telle mesure par les ministres des Affaires étrangères des deux pays n’entraîne, en réalité, pas tellement d’impacts, dans la mesure où les diplomates, de par leur fonction et quelle que soit leur origine, ont toujours bénéficié de facilitations particulières s’agissant de leur circulation. A une plus grande échelle, les autorités algériennes souhaitent plus de fluidité pour l’octroi de visas de droit commun pour leurs ressortissants se rendant en France. Paris exige la réciprocité pour ses propres citoyens se rendant en Algérie. II faut dire que pour sa première visite en Algérie depuis son élection à la tête de l’Elysée, Nicolas Sarkozy était particulièrement attendu sur la problématique de la libre circulation entre les deux rives de la Méditerranée, d’autant plus que les Algériens sont toujours aussi nombreux à solliciter les services consulaires de France en Algérie.

Pendant l’année écoulée, ces derniers ont délivré quelque 34 000 visas français de circulation aux Algériens. Paris conditionne, pour sa part, l’augmentation de l’octroi des visas à la garantie que les voyageurs algériens retourneront chez eux, une fois expiré leur droit d’entrée sur le sol français. L’actuel locataire de l’Elysée a, d’ailleurs, bâti l’essentiel de sa campagne électorale sur une vision, du reste fidèle à la droite, s’agissant de la question de l’immigration, en prônant le concept « choisie » en association. Une vision encore une fois réitérée, hier, par Sarkozy lors de la conférence de presse qu’il a animée à Alger. Les Algériens, qui constituent pourtant la première communauté arabe en France (plus de 2 millions), ne doivent donc pas s’attendre à davantage de souplesse s’agissant de l’octroi des visas. Même si la France vient de décider de relever à 50% le taux des visas octroyés à la catégorie économique des voyageurs, le tour de vis reste serré s’agissant de la majorité des demandeurs de ce précieux document. La question est d’autant opportune lorsqu’on s’aperçoit que des chefs d’entreprise et autres fonctionnaires se voient refuser le visa d’entrée en France alors qu’ils n’ont rien à se reprocher.

Air Algérie veut relier Alger et Pékin avant 2008

M.Mohamed Maghlaoui, ministre des Transports, a évoqué, en début de semaine, avec M. Robert S. Ford, ambassadeur des Etats-Unis à Alger, un possible accord Open Sky Algérie-USA. L’état d’avancement des discussions relatives à cet accord, a été passé en revue. Le premier cycle de négociations avec les Américains s’était déroulé en 2003 à Washington. Cet accord devrait faciliter l’ouverture réciproque de dessertes et développer leurs échanges commerciaux hors hydrocarbures. Il facilitera, en outre, l’ouverture d’une liaison aérienne d’Air Algérie avec New York, la première ville à relier éventuellement l’Algérie à la première puissance mondiale. L’Open Sky est synonyme d’une libéralisation réciproque des marchés aériens. Il permet aux compagnies aériennes des deux pays signataires de desservir n’importe quelle route aérienne sans limitation de capacité ni de fréquence. L’Algérie vise, par ailleurs, la conclusion d’un accord similaire (Open sky) avec les pays maghrébins dont le marché est supposé être intégré. Il va sans dire qu’un « deal » pareil, doit être profitable à tous et prendre en charge, selon la vision algérienne, les intérêts de chacune des compagnies de la région qui opèrent dans un cadre concurrentiel.

La 11e session du conseil des ministres des Transports des cinq pays de l’Union du Maghreb arabe (UMA) avait chargé, en mars dernier, la commission des transports aériens d’examiner la faisabilité de la libéralisation du transport aérien au sein de l’espace maghrébin, avec comme date butoir, l’année 2008. L’absence d’un Open Sky maghrébin, revient à livrer ce marché prometteur, à plus d’un titre, aux compagnies européennes qui sont les seules à disposer de l’ensemble des destinations maghrébines. L’Extrême-Orient intéresse aussi Air Algérie. Selon son président-directeur général, Tayeb Benouis, venu accueillir le mois dernier, les 180 passagers du premier vol d’Air Algérie en provenance de Montréal. Les négociations sont à un stade avancé avec la partie chinoise pour l’ouverture d’une ligne directe Alger-Pékin avant la fin de l’année. D’une envergure de 96.400km, le réseau Air Algérie couvre 2,4 fois le tour de la terre. Plus de 3 millions de passagers, et près de 20.000 tonnes de fret sont transportés chaque année par la compagnie à travers les réseaux domestique et international. Ce dernier est dense de 37 villes desservies dans 24 pays d’Europe, du Moyen-Orient, du Maghreb et d’Afrique.

lundi 23 juillet 2007

L’Algérie à l’honneur au Forum d’affaires arabo-allemand

Les participants au Forum ont débattu, hier, de plusieurs questions d’intérêt commun notamment l’Energie, y compris les énergies renouvelables, les infrastructures (routes, autoroutes, ports et aéroports), l’eau, l’environnement, technologies de l’information et de la communication, la formation professionnelle et les services financiers. La forte présence des secteurs publics et privés algériens à cette manifestation est un signe que les relations économiques et commerciales entre les deux pays ont connu un saut qualitatif. Pour cette année, les Allemands ont affirmé leur volonté d’intensifier leurs investissements en Algérie. Ainsi est-il prévu d’investir un milliard d’euros au courant de cette année. Un chiffre record puisque les IDE allemands en Algérie représentent environ 350 millions d’euros.

Le message du ministre des Participations, Abdelhamid Temmar, qualifiant les relations entre les deux pays de "pas assez fortes", semble avoir un écho favorable. Ce dernier avait invité les Allemands à plus d’engagement en Algérie, estimant que l’Allemagne a des atouts compétitifs qui peuvent être mis à contribution, à travers les prises de participation dans les privatisations mais aussi en investissement direct. Les visites d’hommes d’affaires allemands en Algérie se sont multipliées ces derniers mois. Et ce n’est pas un hasard si aujourd’hui le nombre d’entreprises allemandes et bureaux de liaison installés en Algérie a atteint les 140. Durant cette année pas moins de cinq projets sont déjà identifiés et les Allemands comptent investir directement d’autant que les négociations avec les entreprises allemandes " vont bon train ", selon le directeur de la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie lors de la Foire internationale d’Alger.

dimanche 22 juillet 2007

L’Algérie 1er partenaire de la Turquie en Afriqu

Dans une déclaration à la PANA , en marge de la conférence des Nations unies intitulée "Rendre la mondialisation bénéfique aux pays les moins avancés (PMA)", Mme Suzan Cailliau, une responsable du Conseil des investisseurs turcs, a indiqué que les exportations de la Turquie vers l’Algérie devraient atteindre un milliard de dollars à la fin de cette année. En outre, le volume des importations se situe autour de 1,8 milliard de dollars. Ces deux chapitres font de l’Algérie le premier partenaire économique d’Istanbul devant l’Egypte. Concernant les principaux secteurs d’échanges économiques algéro-turcs, Mme Cailliau a cité le gaz et les travaux publics. "Les entreprises turques sont très présentes dans le bâtiments et les travaux publics. Elles participent à la construction d’infrastructures routières, de ponts et d’ouvrages hydrauliques. Nous exportons également des produits manufacturés et de l’électroménager vers l’Algérie", a-t-elle indiqué.

Selon la chargée de l’Afrique au sein du patronat turc, l’Algérie fournit principalement à son pays des matières premières. Il est à noter que la coopération entre les deux pays s’est renforcée avec la signature du traité d’amitié et de coopération, à la faveur de la visite de deux jours du Premier ministre turc, M. Recep Tayyip Erdogan, en Algérie le 22 mai de l’année dernière. L’Algérie et la Turquie prévoient, en vertu du traité, le développement du dialogue dans les domaines politique, économique et culturel. Ils s’engagent également à promouvoir la coopération économique, notamment dans le domaine de la petite et moyenne entreprises (PME), et à institutionnaliser une réunion annuelle de "haut niveau" "entre les chefs de gouvernement des deux pays. Le Premier ministre turc, M. Recep Tayyip Erdogan avait souligné, en marge d’un forum des hommes d’affaires algéro-turc, que l’Algérie a lancé un programme ambitieux pour la construction d’un million de logements et que les promoteurs turcs suivent cela de très près, surtout avec leur expérience dans ce domaine qui peut être transférée en Algérie et ce, dans les domaines de la construction de barrages, de routes et la distribution d’eau.

samedi 21 juillet 2007

L’Algérie de nouveau ciblée par Al-Qaida

Les terroristes ont, semble-t-il, étudié minutieusement leur coup puisque, rapportent nos sources, c’est un camion frigorifique, selon certains, de type Saviem plateau selon d’autres), appartenant à un commerçant de la région qui alimentait le camp en denrées alimentaires, qui a été utilisé pour perpétrer l’attaque. En effet, il semblerait que les terroristes de l’ex-GSPC, ont intercepté tôt dans la matinée le camion en question et l’ont bourré d’explosifs. D’autres sources parlent par contre d’un camion autre que celui qui approvisionne habituellement le cantonnement, mais presque similaire, qui aurait été utilisé pour tromper la vigilance des militaires qui avaient l’habitude de voir un camion identique pénétrer à l’intérieur de leur base, située près de Lakhdaria dans le nord de l’Algérie.

Vers 7h45 du matin, le camion piégé, conduit par un kamikaze, se dirige vers le cantonnement de l’armée, installé, faut-il le souligner, depuis 1994 pour sécuriser la région connue pour être le fief de l’ex-GSPC durant la décennie noire qu’a vécue notre pays. Arrivé devant le poste de police et au moment où les militaires s’apprêtaient à vérifier le camion, le terroriste a déclenché la charge explosive qui a été entendue à des kilomètres à la ronde. Immédiatement après, l’alerte a été donnée et les premières victimes parmi les militaires sont évacuées sur l’hôpital de Lakhdaria, situé à quelques minutes seulement du lieu de l’attentat. Il était hier impossible d’accéder aux alentours du lieu-dit « Copawi » où est implanté le cantonnement de l’armée. Aucun journaliste ni photographe n’a été autorisé à approcher l’endroit. Des barrages de l’armée et de la gendarmerie ont été installés, interdisant à quiconque d’accéder au lieu de l’attentat.

vendredi 20 juillet 2007

Maroc Telecom détenu à 30% par l’Etat marocain

Rabat a vendu 35,2 millions d’actions à 130 dirhams pièce le 2 juillet, précise la CDVM, qui cite le ministère des Finances. Le gouvernement marocain avait annoncé le 27 juin ce projet de cession de parts. Vivendi possède 51% du capital de Maroc Telecom et le reste est traité sur les Bourses de Paris et de Casablanca.

"L’Etat voulait profiter de la valorisation actuelle du marché marocain où il y a une situation de liquidité abondante et lever des fonds pour le financement du budget", a expliqué Hicham Saadani, analyste à la banque BMCE. Il a dit ne pas savoir si l’Etat allait décider de vendre d’autres tranches de Maroc Telecom ou plutôt conserver une participation suffisamment importante pour conserver une influence sur la stratégie de l’opérateur de télécommunications, leader de l’Internet et de la téléphonie mobile dans le royaume.

jeudi 19 juillet 2007

RSF épingle le Maroc sur la liberté de la presse

Ce projet de code de la presse au Maroc prévoit encore "des peines d’emprisonnement" et "plus grave encore" son "article 100 introduit des peines de prisons en cas de récidive", a regretté RSF dans une lettre au Premier ministre Driss Jettou. "Nous rejetons cet article qui risque de conduire les journalistes condamnés une première fois à s’autocensurer de peur d’être incarcérés", a écrit l’organisation dans la lettre, dont une copie est parvenue à l’AFP.

"De nombreuses dispositions sont rédigées dans des termes très vagues (...) qui permettent de nombreuses interprétations", selon RSF. Cette dernière critique également "certaines préogatives" que le projet de texte attribue au "futur Conseil national de la presse" (CNP). Selon l’organisation, cet organe pourrait, "en l’état, se transformer en un nouvel organe de censure contre les journalistes" au Maroc.

mercredi 18 juillet 2007

L’Algérie et la France se veulent pragmatiques

Dans un entretien accordé à l’APS, le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci a affirmé que la construction du futur dans les relations entre l’Algérie et la France ne signifie pas forcément qu’on doit se départir du devoir de mémoire. « S’il est clair qu’il est attendu que nous nous projetions tous vers le futur, il est tout aussi clair que nous n’oublions pas ce passé », a encore souligné M. Medelci. Donnant une vision un peu plus claire sur le projet de l’union méditerranéenne, il a expliqué que « l’union envisagée n’est pas un substitut aux accords passés, ni au processus de Barcelone, ni au dialogue des 5+5, mais bel et bien un complément pour gérer les espaces communs contre la pollution et l’insécurité, en d’autres termes pour envisager une Méditerranée de paix et de sécurité face à toutes les menaces ».

M. Medelci précisera dans le même sillage que ce projet porte « une idée forte de co-développement que le président Sarkozy a abordée comme le projet de mise en place d’une banque méditerranéenne qui viendrait soutenir des projets communs aux deux rives ». Est-ce que cela signifie que l’Algérie est d’ores et déjà partie prenante du projet français ? Le chef de la diplomatie algérienne, qui a insisté sur « la volonté française de composer avec l’Algérie les contours de cette union », a affirmé que les Algériens préfèrent attendre la clarification du concept. « Nous nous sommes donné un an pour clarifier le concept. » En ce qui concerne la question du Sahara occidental, il a réaffirmé le soutien de l’Algérie à une approche onusienne. Il rappellera que le dossier est traité dans le cadre de la résolution 1754 par les Nations unies et qu’il est indispensable d’encourager, dans ce contexte, le dialogue entre les deux parties au conflit, soit le Maroc et le Front Polisario.

L’UE et l’Algérie signent un accord gazier

La commissaire européen à la concurrence, Mme Neelie Kroes, et le ministre de l’Énergie et des mines, M. Chakib Khelil “sont parvenus à un accord sur les dispositions relatives aux restrictions territoriales”, indique la commission dans un communiqué. Dans les contrats de fourniture de gaz de Sonatrach, certaines clauses dites de "territorialité" empêchaient ses clients, majoritairement des grossistes italiens et espagnols, de revendre dans les pays voisins le gaz qu’ils achetaient à l’Algérie.

Cet accord “constitue une percée majeure dans nos relations avec l’un des fournisseurs -l’Algérie- les plus importants d’Europe pour le gaz naturel et élimine les obstacles à la création d’un marché unique européen dans le gaz”, s’est félicitée Neelie Kroes, le commissaire européen à la concurrence.

lundi 16 juillet 2007

Sonelgaz perd de l’argent

Les pertes sont estimées à plus de 17% des 115 milliards de DA de chiffre d’affaires réalisé par la Société nationale de l’électricité et du gaz (Sonelgaz) en 2006. Ce qui représente une proportion importante. Les raisons sont multiples. L’on peut citer les bidonvilles et autres cités non contrôlés par l’État ainsi que les piquages sur les poteaux. Il a été découvert, en outre, des réseaux clandestins dont la création a été favorisée par les opérateurs de la sous-traitance.

C’est le constat, on ne peut plus amer, établi par le P-DG de la Sonelgaz, Nourdine Bouterfa. Quand on sous-traite, arguera-t-il, on développe un certain savoir-faire. “Et c’est ce savoir-faire qui a été perverti”, déplorera-t-il. Catégorique, M. Bouterfa a précisé que la décision de la sous-traitance de l’une des activités de l’entreprise nationale, à savoir le relevé du compteur, est un pur “échec”. “L’erreur première était d’abandonner le compteur”, a-t-il renchéri. Pour lui, il faut de prime abord un contrôle pour cette sous-traitance.

dimanche 15 juillet 2007

L’Algérie investira 10 milliards de dinars dans les douanes

Un diagnostic sans complaisance de la situation des douanes en Algérie a été présenté par la Direction des études chargée de l’organisation et méthodes (DEOM), qui a mis en exergue une multitude de dysfonctionnements, de déficiences et d’imperfections constatés sur le plan réglementaire, organisationnel mais aussi opérationnel. Mohamed Abdou Bouderbala, directeur général des Douanes, a expliqué que la réforme de l’institution douanière, dont l’échéance est comprise entre 2007 et 2010, obéit aux exigences de mutation économique aux plans national et international, mais aussi aux différents engagements conclus avec des organisations internationales, dont le FMI, l’UE et prochainement l’OMC. Les nouvelles missions attribuées aux douanes algériennes (lutte contre le blanchiment d’argent, la contrebande, la contrefaçon et la fraude) imposent à l’institution une « mise à jour » de l’ensemble de ses activités et des moyens dont elle dispose, a expliqué M. Bouderbala. Ainsi, le premier défi que les douanes doivent relever concerne les ressources humaines et la formation.

Selon le rapport de la DEOM, les Douanes algériennes ne disposent que de 14 000 agents (tous grades confondus) pour tout le territoire national. L’objectif fixé en matière de renforcement des effectifs est de recruter une moyenne de 1500 agents par an pour atteindre un effectif de 20 000 agents en 2010. Aussi, compte tenu du « manque flagrant de qualification professionnelle » des personnels, un programme de formation et de requalification a été engagé par l’institution, qui compte toutefois le renforcer durant les trois années à venir. Elle entend également procéder à une refonte du statut particulier applicable aux fonctionnaires des douanes et revoir, préalablement, le code des douanes en Algérie. La direction ayant élaboré le rapport a annoncé à cet effet que l’actuelle mouture du code des douanes « sera retirée du secrétariat général du gouvernement afin de le réexaminer et le réadapter à la lumière des nouvelles évolutions ». En matière de lutte contre la fraude douanière, les Douanes algériennes relèvent un manque de concertation avec les institutions concernées. Le manque de moyens et de qualification des personnes chargées des « contrôles a posteriori » est également mis en exergue pour expliquer les insuffisances constatées dans la lutte contre la fraude, la contrefaçon et le piratage. Une proposition a été avancée, à cet effet, pour la création d’une structure centrale chargée de la lutte contre la contrefaçon.

vendredi 13 juillet 2007

Les efforts de l’Algérie salués par la BM

L’Algérie est le premier pays de la région du Maghreb et du Moyen-Orient à avoir entamé avec l’institut de la Banque mondiale une collaboration fructueuse en matière de diagnostic de la gouvernance. Cette action a été lancée à travers deux conférences. “En matière de benchmark mondial et de comparaison à travers le temps pour l’Algérie, fondé sur des indicateurs globaux de gouvernance, nous pouvons constater qu’il n’y pas de changements statistiques majeurs entre les années 2005 et 2006 en raison de la courte période que cela représente”, relèvent les analystes de la BM.

Pour les sept dernières années, l’Algérie a enregistré des améliorations nettes et régulières dans les 6 dimensions mesurées par ces indicateurs, à savoir la voix citoyenne et responsabilité, stabilité politique et absence de violence, efficacité des pouvoirs publics, qualité de la réglementation, État de droit et maîtrise de corruption. À titre d’exemple, le rapport fait ressortir que pour “la stabilité politique et l’absence de violence”, le progrès sont substantiels et statistiquement importants avec un niveau de 90% d’intervalle de confiance entre 2002 et 2006. Des progrès ont été également constatés dans d’autres dimensions même si les statistiques ne sont pas trop probantes. Cependant, les progrès réalisés dans la qualité de la réglementation et l’État de droit sont, selon les experts de la BM, relativement moins importants. Ce qui suggère par conséquent des défis que doit relever à l’avenir l’Algérie. Toutefois, les efforts consentis par notre pays l’ont placé, selon les spécialistes de la BM, sur la voie de la bonne gouvernance.

jeudi 12 juillet 2007

Le Maroc touché par la restructuration de STMicroelectronics

Au cours des 2 à 3 prochaines années, la société cessera les activités de son usine de fabrication. 6 pouces (150 mm) de Carrollton (Texas), de son site de fabrication 8 pouces (200 mm) de Phoenix (Arizona) et de son site d’assemblage et de test (back-end) d’Ain Sebaa au Maroc.

Ces mesures font suite à l’accomplissement d’un programme portant sur le transfert de la majeure partie de sa production mondiale de tranches 6 pouces soit dans des usines du même genre à Singapour dont l’exploitation est moins onéreuse, soit vers des usines 8 pouces à travers le monde utilisant une géométrie plus fine. ST estime que ces mesures concernent environ 4000 salariés à travers le monde dont ceux de l’usine d’Ain Sebaa au Maroc.

mardi 10 juillet 2007

Maroc Telecom cible les estivants

Maroc Telecom compte lancer une large campagne de communication pour présenter son programme d’été (spots télé/radio, flyers, affichage, etc.). Il a aussi fait appel à tout un groupe d’artistes marocains susceptibles de drainer les foules. Il y en a pour tous les goûts, de Najat Aâtabou à Latifa Raafat et Belkhayat, passant par les nouveaux jeunes prodiges de la scène : Bigg, Hoba Hoba Spirit, H-Kayne, Darga, Khansae, Steph Raggaman et aussi Simon Say’s. L’humour sera aussi au rendez-vous, avec Khyari et bien d’autres talents. Le programme d’animation comportera une caravane musicale qui démarrera dès le 20 juillet, à partir d’El Jadida, et qui fera escale dans de nombreuses villes du Royaume (Marrakech, El Jadida, Tanger, Meknès, Chefchaouen, etc.) avec un ensemble d’artistes de styles variés.

Maroc Telecom a également noué des partenariats avec les festivals organisés dans les principales villes du pays, et ce pour garantir un accès libre à tous les mélomanes et amateurs d’art. Comme à l’accoutumée, les plages aussi seront touchées par la grâce Maroc Telecom. L’édition 2007 du festival des plages, du 02 juillet au 22 août, concernera spécialement les villes du nord et de l’Oriental. Pas moins de 9 villes, dont Saïdia, M’diq, Nador, Tanger et Al Hoceïma, abriteront des villages de plage pouvant accueillir jusqu’à 10.000 personnes par jour. Les journées seront partagées entre activités ludiques, sportives, artistiques et ateliers de sensibilisation à la protection de l’environnement. Les soirées seront elles réservées aux spectacles pour enfants, concerts de groupes locaux et grandes soirées à thèmes avec des artistes de renom.

lundi 9 juillet 2007

L’Algérie visée par un attentat suicide d’Al-Qaida

La branche nord-africaine d’Al-Qaïda, principal groupe terroriste en Algérie, a revendiqué l’attentat, a rapporté plus tard dans la journée Al-Jazeera. "Notre martyr, avec l’aide de Dieu, a réussi à s’infiltrer au coeur du camp militaire (...) et s’est fait exploser au milieu de la cour", dit dans un enregistrement diffusé sur Al-Jazeera un homme se présentant comme un porte-parole de cette organisation. Il affirme aussi que 70 soldats ont été tués, plusieurs dizaines blessés, et que huit véhicules militaires ont été détruits. La chaîne de télévision n’a pas donné le nom du porte-parole, ni dit comment elle avait obtenu cet enregistrement. Son authenticité n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante.

L’agence officielle algérienne APS, citant des sources sécuritaires, a laconiquement confirmé dans l’après-midi l’attentat et le bilan d’au moins huit morts, en affirmant qu’"un attentat terroriste au camion piégé a eu lieu, mercredi matin, contre un détachement de militaires à Lakhdaria", tuant huit soldats et blessant 23 autres. "L’attentat de ce matin, bien sûr, on le regrette pour les pertes qu’il a causées, mais ce n’est pas une chose qui était exclue des possibilités d’action des groupes terroristes en Algérie, comme je vous l’ai déjà dit", a pour sa part déclaré à la presse le ministre algérien de l’Intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, à l’assemblée nationale, en marge des débats sur le code électoral.

dimanche 8 juillet 2007

L’Algérie renforce la lutte contre la contrefaçon

Il s’agit a priori de surveiller la traçabilité des produits d’importation et d’exportation, qui se fera désormais d’une manière plus efficace. Les documents relatifs à cet accord ont été signés en marge de la première conférence des cadres des douanes, par le directeur général des Douanes, M. Mohamed Abdou Bouderbala et par le directeur général des impôts, M. Abderrahmane Raouya. Il est à noter que ce protocole est considéré comme une première phase de la mise en œuvre du programme préalable de 2007à 2010, un préambule annonciateur de grandes mutations au sein du corps des douanes en Algérie. Le protocole d’accord signé entre les services des impôts et les douanes, conclu à l’issue de la seconde journée de la conférence des cadres des douanes porte sur le principe d’échange des informations sur les transactions commerciales, notamment sur les importations et les exportations. Des informations qui permettraient, en premier lieu, de contrôler le cheminement de la marchandise puis la traçabilité des produits importés en Algérie. Il s’agit également de contrôle des taxe sur tel ou tel marchandise importé ce qui permettra d’identifier toutes suspicion de trafic, la corruption, la traçabilité, l’origine de la marchandise, le pays d’origine en passant par tous les intermédiaires jusqu’à la destination finale.

Une manière indirecte de lutter contre la fraude et la contrefaçon. L’échange en question aidera notamment à lutter contre la fraude fiscale et douanière, l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent, le transfert illicite de capitaux de et vers l’Algérie ainsi que la lutte contre la contrebande sous toutes ses formes. Pour la lutte contre la fraude, les deux parties ont convenu de renforcer les moyens matériels et humains et les activités des brigades mixtes (impôts, douanes, commerce), et la réalisation d’enquêtes conjointes dans le cadre des investigations. Il s’agit également d’échanger les informations relatives aux infractions douanières et fiscales et l’alimentation du fichier "fraudeurs". Afin de mieux coordonner les actions de lutte contre la fraude douanière et fiscale, l’accord prévoit essentiellement l’utilisation commune du répertoire national de la population fiscale, qui sera géré par la DGI. Les deux administrations ont également convenu d’intégrer le fichier Nif (Numéro d’identifiant fiscal) dans le système d’information et de gestion informatisé des douanes (SIGAD) afin de valider les opérations de dédouanement. Il faut préciser que ce protocole n’est qu’une première étape de la refonte du système douanier, en attendant la deuxième étape après la finalisation du nouveau code des douanes.

jeudi 5 juillet 2007

L’emploi en Algérie bénéficiera de l’autoroute Est-Ouest

A cet égard, le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, a qualifié ce projet des "programme destiné à donner des emplois aux chômeurs" et ce, sans compter les milliers de salariés embauchés pour la construction même de cette autoroute qui va relier le Maroc et la Tunisie, et qui traversera plusieurs grandes villes d’Algérie, notamment Annaba, Constantine, Sétif, Alger, Oran et Tlemcen. Au niveau régional, ce nouveau lien routier entre les pays du Maghreb permettra de renforcer leur coopération et leur intégration économique, que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale n’ont pas cessé de recommander aux pays de la sous-région. Le renforcement des voies d’accès et des infrastructures de transport va certainement permettre le renforcement de la croissance des échanges commerciaux entre les pays maghrébins qui ne représentent, à l’heure actuelle, que 3% du volume total des échanges commerciaux dans la sous-région, selon la Banque mondiale en mai 2006.

Selon des institutions internationales et des économistes de renommée mondiale, le faible niveau des infrastructures de transport constitue un frein sérieux au développement économique dans les différents pays du Maghreb. Dans un pays où la majeure partie des produits non énergétiques est transportée par voie routière, l’amélioration de l’accès à de nouveaux marchés transfrontaliers donnera essor aux échanges trilatéraux et permettra de réduire les encombrements du réseau routier algérien. Selon les chiffres publiés par le ministère des Transports, les véhicules de marchandises représentent 90% du trafic routier. En tout cas, il est utile de souligner que le coût global de ce projet, qui est appelé à provoquer un changement radical dans l’infrastructure et la vie économique de l’Algérie, s’élève à quelque 11 milliards de dollars. L’autoroute sera livrée fin 2009 ou début 2010. Elle s’étendra sur 1213 km avec deux fois trois voies et desservira 24 des 48 wilayas du pays. De la frontière tunisienne, à l’Est, à la frontière marocaine, à l’Ouest, la gigantesque infrastructure routière compte pas moins de 538 ponts, 13 tunnels et des dizaines de bretelles par lesquelles sont reliées les villes éloignées du tracé autoroutier.

mercredi 4 juillet 2007

Nicolas Sarkozy en Algérie en novembre

En parlant de sa volonté de participer à l’entente entre deux peuples souverains dont le regard est résolument tourné vers l’avenir, il tient un discours de rupture par rapport aux pesanteurs du passé. Les observateurs auront ainsi relevé que Nicolas Sarkozy a défini le cadre dans lequel il entendait désormais inscrire les relations de la France avec l’Algérie au niveau d’un partenariat beaucoup plus conséquent qu’il ne l’est pour le moment. Les secteurs stratégiques de l’énergie, du gaz et du nucléaire civil, ainsi que la sphère de l’agroalimentaire, sont les points nodaux d’une politique nouvelle qui porterait la France à accompagner le développement de l’Algérie. Au-delà des effets d’annonce, c’est la sérénité évidente du ton de Nicolas Sarkozy qui porte à croire que pour lui l’étape algérienne de son voyage au Maghreb est déterminante.

Pas seulement parce qu’Alger est la première capitale qu’il visite hors d’Europe en tant que président de la France, mais parce que c’est cette ville qu’il a choisie pour en dire un peu plus sur le projet d’union méditerranéenne qui lui tient tant à cœur et pour laquelle il entend organiser un sommet des chefs d’Etat de la rive sud en 2008. C’est-à-dire à une date si rapprochée que cela suppose que pour voir ses efforts couronnés de succès, le président français devra avoir aplani un certain nombre de contentieux restés pendants avec les pays qui ont quelque poids dans la région et sans lesquels le projet d’union méditerranéenne serait une coquille vide. Pour autant, le chef d’Etat se met ici dans la posture de l’homme des défis, et s’il peut le plus, il peut le moins à l’égard d’un réchauffement entre deux pays aussi voués à avancer que le sont l’Algérie et la France. Nicolas Sarkozy sait pertinemment que la France peut être, en Algérie, mise en concurrence, probablement défavorable, avec des candidats aussi déterminés que les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, mais aussi des pays comme l’Allemagne, l’Italie, qui peuvent s’avérer être des rivaux lorsque l’intérêt de chacun primera sur celui de l’Europe.

lundi 2 juillet 2007

La Banque mondiale salue les réformes en Algérie

Le rapport de la Banque mondiale note que l’Algérie a connu depuis 2002 de grandes avancées au vu des indicateurs de gouvernance. Et met l’accent sur le fait que le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a tout récemment exprimé son ferme engagement à lutter contre la corruption et à améliorer la bonne gouvernance lors de la récente présentation du rapport de l’Algérie d’évaluation par les pairs dans le cadre du MAEP à Accra. Par ailleurs, l’Algérie est le premier pays de la région Maghreb-Moyen-Orient à avoir entamé avec l’institut de la Banque mondiale une collaboration fructueuse en matière de diagnostic de la gouvernance, collaboration lancée par deux conférences sur la mesure de la gouvernance au cours du premier semestre 2007. Une première conférence a vu la participation de M. Daniel Kaufmann, directeur des programmes globaux à l’institut de la Banque mondiale et spécialiste des indicateurs globaux sur la gouvernance, en février dernier en collaboration avec le Conseil national économique et social (Cnes) avec lequel un mémorandum d’entente a été signé.

En matière de benchmark mondial et de comparaison à travers le temps pour l’Algérie, basé sur les indicateurs globaux de gouvernance, les auteurs du rapport constatent qu’il n’y a pas de changements statistiques majeurs entre 2005 et 2006, et ce, en raison de la courte période que cela représente. Néanmoins, et pour les sept dernières années, l’Algérie a connu des améliorations nettes et régulières dans les six dimensions mesurées par ces indicateurs. Par exemple, en matière de "stabilité politique et l’absence de la violence", les progrès sont substantiels et statistiquement importants avec un niveau de 90% d’intervalle de confiance entre 2002 et 2006. Les progrès enregistrés dans les dimensions "qualité réglementaire et règle de droit" sont relativement moins importants par rapport aux progrès réalisés dans les autres dimensions, suggérant les défis à venir pour l’Algérie. Ce rapport établi par Daniel Kaufmann Aazt Kraay et Massimo Mastruzzi de la Banque mondiale, se base sur des recherches menées au cours de la dernière décennie, et ce, sur l’importance de la gouvernance et son impact sur le développement.

dimanche 1 juillet 2007

L’Algérie et la France signent un accord sur les visas

L’Algérie et la France ont signé un accord sur l’exemption réciproque de visas de court séjour pour les titulaires de passeports diplomatiques et d’une lettre de mission pour la mise en place d’une université mixte algéro-française. L’accord a été signé par le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, et son homologue français, M. Bernard Kouchner, en présence du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, et du président français, M. Nicolas Sarkozy.

La mission de mise en place de l’université a été confiée au Haut-Conseil franco-algérien. Les deux chefs d’État ont eu auparavant des entretiens. Le président français est arrivé dans la matinée d’hier à Alger pour une visite de travail et a annoncé une visite d’Etat en Algérie en novembre prochain.