Ce projet de code de la presse au Maroc prévoit encore "des peines d’emprisonnement" et "plus grave encore" son "article 100 introduit des peines de prisons en cas de récidive", a regretté RSF dans une lettre au Premier ministre Driss Jettou. "Nous rejetons cet article qui risque de conduire les journalistes condamnés une première fois à s’autocensurer de peur d’être incarcérés", a écrit l’organisation dans la lettre, dont une copie est parvenue à l’AFP.
"De nombreuses dispositions sont rédigées dans des termes très vagues (...) qui permettent de nombreuses interprétations", selon RSF. Cette dernière critique également "certaines préogatives" que le projet de texte attribue au "futur Conseil national de la presse" (CNP). Selon l’organisation, cet organe pourrait, "en l’état, se transformer en un nouvel organe de censure contre les journalistes" au Maroc.
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